Un jour on m’a dit :
“Je vous paierai… mais pas tout de suite.”
Le projet démarre plutôt bien.
Un site e-commerce avec trois prestataires : moi pour le webdesign, un dev pour le PrestaShop, et une agence SEO.
Acompte de 50 % payé.
On peut commencer.
Je travaille sur l’UX.
Wireframes validés.
On passe à l’UI.
Et là… ça commence à se compliquer.
Le client me demande de tout refaire.
Parce que “ça ne plaît pas à sa femme”.
C’est aussi pour ça que je fais de moins en moins de wireframes aujourd’hui.
Je préfère faire du zoning : des blocs de couleurs pour positionner les éléments et valider rapidement la structure.
Après plusieurs allers-retours, on finit quand même par tomber d’accord.
Je livre les designs au développeur.
J’envoie ma facture pour les 50 % restants.
Et là… plus rien.
Ça traîne.
Les semaines passent.
Toujours pas de paiement.
Le développeur termine le site lui aussi et envoie sa facture de solde.
Toujours rien.
On commence à sentir venir la douille.
On appelle le client.
Sa réponse :
“Je ne suis pas satisfait de l’agence SEO… donc je vous paierai, mais pas tout de suite.”
Sauf que notre mission, à nous, était terminée.
Après une dizaine d’échanges au téléphone, on finit par lui faire entendre que les prestations sont bien distinctes.
Et quelques semaines plus tard… on est finalement payés.
En dix ans de freelance, c’était la première fois que ça m’arrivait.
Comme quoi même en prenant des précautions :
un acompte de 50 %,
des validations intermédiaires,
un projet cadré…
on peut quand même se retrouver dans des situations assez dingues avec des personnes de très mauvaise foi.
Et heureusement, dans la réalité, 95 % de mes clients paient correctement, sont professionnels et de bonne foi. Ce sont d’ailleurs eux qui rendent ce métier agréable au quotidien.
La vraie leçon dans cette histoire ?
Apprendre à garder son calme.
Et à défendre son travail sans perdre le contrôle de ses émotions.
